Forum économique Tunisie-France : une première messe pleine de promesses

Par - 01 Fév 2018

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C’est en grandes pompes que le forum économique Tunisie-France a ouvert ses portes aux Palais des Congrès de Tunis, ce jeudi 1er février 2018. La première édition de ce rendez-vous 100% business a été marquée par la participation de plus de 1000 chefs d’entreprises.
« La France est notre plus grand partenaire. La Tunisie compte sur la France », a déclaré Youssef Chahed, qui a rappelé que la France est également le premier client de la Tunisie et, notamment, le premier fournisseur en matière d’investissements. « 1400 entreprises françaises opèrent en Tunisie », a-t-il assuré.
De son côté, le Chef de l’État français considère que l’enjeu de ce premier forum économique Tunisie-France concerne toute la région, et non pas uniquement la Tunisie et la France. « Votre réussite en Tunisie nous importe. Car si vous échouez aujourd’hui, c’est tout le pari tunisien qui échouera à son tour », a-t-il souligné.
Emmanuel Macron a salué les réussites de la Tunisie, particulièrement en matière de lutte contre l’extrémisme, le nationalisme, le terrorisme et le fondamentalisme. « Ce sont des maladies que nous avons cru avoir vaincues. La Tunisie, pour sa part, a choisi la démocratie et une économie ouverte », a-t-il dit.

Doubler les investissements français en Tunisie
Sur le plan économique, le jeune président considère que la Tunisie a engagé les bonnes réformes. Ces réformes, poursuit-il, sont essentielles à la mise en place d’un environnement macroéconomique favorable. « 500 millions d’euros seront déployés d’ici 2020 en faveur de la Tunisie. C’est l’engagement que j’ai pris. Il faut également regarder du côté des relations avec l’Union Européenne. l’Accord de Libre Échange Complet et Approfondis (ALECA) est indispensable. La France, pour sa part, est de votre côté », a encore assuré Emmanuel Macron.
D’autre part, il considère que l’heure est désormais à la colocation. L’objectif, selon le président, n’est aucunement de chercher les moindres coûts comme dans le cas de la délocalisation, mais plutôt de partir à la recherche de compétences et des gens formés. « Il faut généraliser la colocalisation », a-t-il soutenu. D’ici 5 ans, promet encore Macron, le montant des investissements français sera doublé. « Tous ces éléments doivent se baser sur la langue et l’esprit d’entreprise. Le fait que nous parlons français constitue l’un des meilleurs passeports pour avancer. La francophonie est une force », a-t-il encore affirmé devant les participants.

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