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Environnement : la Tunisie est-elle réellement bien classée ?

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Où en est la Tunisie en matière d’environnement ? S’exprimant ce lundi 22 janvier 2018, le ministre des Affaires Locales et de l’Environnement, Riadh Mouakhar, a affirmé que notre pays est classé 50ème au niveau mondial en matière environnementale. L’objectif, selon le ministre, est de hisser notre pays à la 30ème place. L’annonce du ministre est-elle crédible, compte tenu des graves problèmes environnementaux que nous connaissons en Tunisie ? Encore faut-il qu’il dévoile la source du chiffre qu’il a avancé.
Contactée par Réalités Online, Camelia Mathlouthi, activiste et fondatrice de l’initiative Pour une Tunisie propre et verte, considère que le chiffre avancé par le ministre est irréaliste.
« La dégradation de l’environnement est observable sur tous les plans. Elle devient inimaginable parfois. Personne ne veut réellement s’engager dans cette bataille », a-t-elle déclaré. Camelia Mathlouthi considère également que les autorités publiques ne prennent pas le sujet au sérieux. L’exemple prouvant cette immobilisme, poursuit-elle, est le littoral de Cap Gammarth. « J’ai été agressée physiquement par le président du syndic de l’immeuble dans lequel j’habite parce que j’ai voulu dénoncer la pollution qui règne dans cette zone. J’ai toujours appelé à lutter contre la dégradation de ce littoral. Même les médias n’ont pas voulu traiter le sujet », a-t-elle confié. Camelia Mathlouthi a aussi dénoncé les montagnes d’ordures qui se trouvent dans la zone. « L’argument que le président du syndic a avancé lorsque j’ai appelé à agir : la police environnementale ne nous a pas autorisés à intervenir. Je me suis adressé au délégué et même à la police, mais aucune réaction. De surcroît : je n’ai obtenu aucun retour de la part du ministère des Affaires locales et de l’environnement sur le sujet », a-t-elle expliqué, et d’enchaîner : « Tout ce que l’on fait, c’est s’afficher devant les médias en plantant un arbre et en nettoyant quelques kilomètres carrés ».
Par ailleurs, Camelia Mathlouthi rappelle que le chantier environnemental en Tunisie est vaste. Selon elle, l’argent public est inutilement gaspillé pour l’organisation des rencontres et des réunions. « Il faut faire valoir la primauté de la loi en matière environnementale », a-t-elle encore soutenu.

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