Tournée d’Erdogan en Afrique: Une île soudanaise sous tutelle turque pendant un siècle

île Suakin
île Suakin
île Suakin

« Ne vous inquiétez pas frères africains, nous ne sommes pas venus piller vos richesses et vous coloniser comme l’ont fait les Anglais, Français etc.. mais seulement renforcer notre fraternité et s’entraider comme nous avons pu le faire auparavant. » lit-on ainsi dans l’un des instruments médiatiques de propagande turc.
La réponse de certains internautes était: « Ils nous prennent pour des idiots ou pour des peuples naïfs? ». Et oui, comme toutes les forces coloniales, les Turcs ne frôlent pas une terre étrangère sans en tirer profit. La tournée africaine du président turc Recep Tayyip Erdogan qui rêve toujours d’un nouveau royaume ottoman aux gloires pompeuses et dont il serait décidément  le Sultan, l’a confirmé encore plus. Partant du Tchad, arrivant en Tunisie en passant par le Soudan, ce qu’on a gardé en tête de cette tournée « ambitieuse » c’est bien son passage à Khartoum, dernier fief des frères musulmans où Erdogan a crié haut et fort son intention de faire passer les échanges commerciaux à des milliards de dollars par an, outre de nombreux accords dans le domaine militaire, agricole et économique. Néanmoins, le président turc avait plutôt les yeux fixés sur l’île de Suakin, un des plus importants et anciens ports maritimes africains. Sa reconstruction et sa restauration figurent parmi les priorités du futur « empereur« . Dans certains médias turcs, la version véhiculée était plutôt la suivante: «  Le Soudan offre la gestion de l’île Suakin à la Turquie pour les 99 prochaines années. Cette île était une ancienne possession Ottomane sur la mer Rouge. La Turquie va notamment construire une base militaire. Après la base militaire de Somalie, du Qatar, dîtes bonjour à notre 3eme base en dehors du territoire Turc. » Tel est le prix d’un accord à la turque.
Notons qu’il n’y a pas que la Turquie qui écarquille les yeux sur le continent africain, seul continent au monde encore riche d’énormes ressources naturelles. La Chine, la France, l’Allemagne… accourent pour se partager le gâteau. La Turquie leur a fait un coup de maître en mettant sous sa tutelle une île stratégique. Mais, à quel prix?

journal-turc

W.J

Lire aussi
commentaires
Loading...