L’Open Sky : encouragé par certains, craint par d’autres

Par - 07 Déc 2017
Selma Elloumi Rekik: ministre du Tourisme
Selma Elloumi Rekik: ministre du Tourisme

L’accord sur l’Open Sky sera signé lundi 11 décembre 2017, selon une annonce de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Salma Elloumi Rekik, qui s’est exprimée ce jeudi 7 décembre 2017 sur Mosaïque FM. « L’Open Sky permettra de soutenir le décollage du tourisme tunisien », a-t-elle déclaré.
Il ne faut pas craindre l’Open Sky, selon la ministre. « D’autres pays y ont adhéré depuis des années. L’aéroport de Tunis Carthage et Tunisair ne seront pas concernés pendant 5 ans, et ce dans l’attente de la finalisation des réformes », a-t-elle ajouté.

L’inquiétude de la FTAV
Les déclarations de Salma Elloumi Rekik n’ont visiblement pas rassuré les professionnels du métier. De fait, s’exprimant le même jour sur Shems FM en marge de la rencontre annuelle des représentants du tourisme tunisien à l’étranger, Mohamed Ali Toumi, président de la Fédération tunisienne des agences de voyage, a estimé que l’Open Sky risque de causer des problèmes à Tunisair. La compagnie nationale bénéficie, rappelons-le, d’un répit de 5 ans durant lesquelles elle ne pourra pas être titillée par la concurrence. Cependant, même dans un espace ouvert, Tunisair pourra néanmoins jouir de l’avantage du terrain comparée aux autres compagnies aériennes. Ces cinq années de répit lui permettront d’asseoir les mesures de restructuration afin de se préparer à l’Open Sky. D’ailleurs, la compagnie nationale s’est d’ores et déjà livrée à ces préparatifs par la mise en place d’une stratégie commerciale plus soutenue, à travers laquelle plusieurs offres promotionnelles ont été lancées.

 

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