Hear Me : pour que sourds et malentendants puissent communiquer sur mobile

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80% des sourds et des malentendants n’ont pas accès à l’information, selon un rapport publié par la Fédération Internationale des Sourds. C’est à partir de ce constat que Tech Accessibility, start-up tunisienne, a conçu l’application mobile Hear Me. Concrètement, selon le CEO de la start-up, Nour Ben Yahia, il s’agit d’une messagerie instantanée visant à simplifier la communication et l’accès à l’information.
L’application, déclare le CEO à Réalités Online, est pour le moment disponible sur Android, via le magasin d’applications Google Play. Lancé en octobre 2017, le logiciel a été téléchargé plus de 1000 fois. « Dans un futur proche, il sera accessible sur Windows Mobile et iOS », assure Nour Ben Yahia. Hear Me, poursuit-il, est le fruit d’un lourd travail de recherche qui a duré 5 années.

Nour Ben Yahia, CEO de la start-up tunisienne Tech Accessibility, reproduisant, avec la main, le logo de l'application Hear Me.
Nour Ben Yahia, CEO de la start-up tunisienne Tech Accessibility, reproduisant, avec la main, le logo de l’application Hear Me.

Hear Me : comment ça marche ?
Le principe est simple, selon le CEO. L’utilisateur envoie un message écrit, à travers l’application, à son destinataire sourd ou malentendant. Ce dernier le reçoit en langue des signes, grâce à une traduction faite par l’application. Le malentendant répond en langue des signes et, une fois encore, le logiciel s’occupe de la traduction, mais en langue française cette fois-ci.
L’application peut également être utile pour les sourds et les malentendants au quotidien, selon Nour Ben Yahia. « Dans un café, l’utilisateur peut formuler sa demande en langue des signes sur le logiciel mobile. Ce dernier effectuera la traduction pour que le garçon de salle puisse comprendre la requête du client malentendant ou sourd », explique-t-il.
Pourquoi uniquement le français ? Le CEO de Tech Accessibility nous déclare que ce choix s’explique par la richesse de la langue des signes française par rapport à la tunisienne. L’application intègre, tout de même, quelques mots en dialecte tunisien (saisissable avec les 2, 3, 4, 5, 7, 9). « Notre but est de permettre à toute personne de communiquer et d’accéder à l’information », ajoute encore Nour Ben Yahia.

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