Finance islamique en Tunisie : une expérience pionnière face à de nouveaux défis

Par - 23 Nov 2017

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La capitale tunisienne accueillera, Mardi 5 Décembre, la 1ere édition du Forum Tunisien  de la finance islamique, sous la thématique « Finance islamique en Tunisie, une expérience pionnière face à de nouveaux défis », quelques mois après le grand succès de la 8ème  édition du Forum Africain de la Finance Islamique qui avait rassemblé plus de 200 participants à Casablanca.
Initiée par Isla-Invest, le forum permettra d’aborder notamment les opportunités du marché de la finance islamique, ainsi que les perspectives offertes par la filière pour l’économie tunisienne dans un contexte de grande effervescence autour de la finance islamique au Maghreb,  et ce,à travers de nombreux sujets qui s’articuleront autour de grandes thématiques que sont : l’actualité de la finance islamique en Tunisie et chez nos voisins, le financement de l’économie réelle et enfin les grands défis de la finance islamique à l’ère du digital.

Mieux appréhender le marché tunisien
Afin de mieux appréhender le marché tunisien et d’en déceler les nombreuses opportunités, le forum abordera  ces différentes thématiques à travers l’intervention d’acteurs locaux et d’experts internationaux, soit plus de 15 intervenants qui se pencheront entre autres, sur les fondements, principes et modalités de la finance islamique, son état des lieux et ses perspectives de développement en Tunisie ainsi que sur les solutions qu’elle peut offrir dans la mobilisation de l’épargne nationale et le financement des investissements.
Pour rappel, la première banque islamique est née en 1981 en Tunisie à l’instigation de cheikh Kamel Salah, fondateur du groupe Al Baraka mais c’est aujourd’hui 3 banques qui opèrent dans le pays ainsi que différents acteurs du Takaful, private equity et microfinance. La Finance Islamique est basée sur les principes de la Chariaa (loi islamique) : justice, équité, solidarité et transparence. La finance islamique interdit par exemple la prise d’intérêt, les investissements dans les secteurs illicites (brasseries …) et la spéculation. Tous les produits des finances classiques ont un équivalent dans la finance islamique, des crédits-bails à l’assurance. Cette dernière connaît un véritable boum selon la dernière étude de Moody’s, une agence de notation et d’analyse financière, qui évalue ce marché entre 2500 et 3000 milliards de dollars à l’horizon 2020. Certains produits affichent une croissance impressionnante, c’est le cas par exemple du marché des obligations islamiques, les sukuk.

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