En 6 ans, 94 000 compétences tunisiennes ont fui le pays

Par - 13 Nov 2017

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L’hémorragie de la fuite des cerveaux semble être incontrôlable. La Tunisie voit des milliers de ses compétences quitter le pays pour l’Occident et les pays du Golfe arabe. Ce pays en manque de ressources pétrolières et naturelles, compte énormément sur son capital humain. Néanmoins, tous les gouvernements qui se sont succédés, se sont montrés inactifs à inciter les compétences à revenir au pays. L’Europe, le Canada, les pays du Golfe arabe sont les destinations de prédilection de nos compétences, qui sont dans divers milieux comme la santé publique, l’éducation et le développement international. D’autres sont des étudiants qui quittent le pays tout juste pour rester en Occident. Dans son édition de ce lundi 13 novembre, le journal Al Chourouk s’est étendu sur le sujet en révélant de nouvelles données citant l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Peu après la révolution, 94 000 compétences tunisiennes ont quitté le pays, dont 84% sont en Europe. Elles sont pour la plupart, des chercheurs, des hommes d’affaires, des médecins, et des universitaires. La Tunisie est le principal perdant dans tout cela, étant donné que le coût de la formation d’un étudiant en médecine, notamment, coûte pour le pays près de 100 mille DT par an.
En outre,  7% seulement des étudiants en médecine qui partent à l’étranger, reviennent en Tunisie. Selon des sources bien informées, il n’y a pas que les étudiants en médecine qui rêvent de l’émigration. 8 000 cadres,  1200 hommes d’affaires, 1464 professeurs ont déjà quitté le pays en 2014-2015. Les motifs de cette fuite des cerveaux sont essentiellement d’ordre matériel. Ces migrants qualifiés sont payés de 5 à 10 fois mieux à l’étranger. De surcroît, le budget de la recherche scientifique a chuté ce qui n’encourage pas les chercheurs à rester dans le pays.
Ainsi, la Tunisie figure en 2ème position dans le classement des pays arabes exportateurs de compétences, juste derrière la Syrie.

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