Leila Chettaoui : « mes accusations contre Syphax Airlines sont vérifiées »

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L’intervention de Leila Chettaoui lors de la séance d’audition du gouvernement d’union nationale du 20 juillet 2017 est encore dans les esprits, tant les accusations contre Syphax Airlines et son patron, Mohamed Frikha, étaient virulentes.
La députée du bloc Al-Horra, qui est également membre de la commission d’enquête sur les réseaux d’acheminement des jeunes vers les foyers de tension, est revenue sur ses déclarations dans Midi Show de ce lundi 24 juillet 2017. « Il s’agit d’affirmations vérifiées », martèle l’élue au cours de son passage radiophonique. Elle va plus loin en affirmant que la compagnie a organisé des centaines de vols à destination d’un aéroport turc situé en dehors d’Istanbul. « Il s’agissait de vols charter, autrement dit, le retour des voyageurs constitue une exigence. Or, ces voyageurs ne sont jamais revenus. Plusieurs jeunes actuellement en prison ont eux-mêmes déclaré qu’ils ont emprunté ces vols pour faire le voyage », assure Leila Chettaoui.

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Plus encore, la députée assure que la présidence de la République a octroyé, en 2012, un montant de 60 000 TND à l’association Liberté et Parité. Or, c’est cette même association, selon Chettaoui, qui est impliquée dans un dossier relatif à ses rapports avec des terroristes. « L’association a retiré une somme de 40 000 TND quelques jours seulement avant l’encaissement des 60 000 TND de la présidence. On ne sait toujours pas où cet argent a été dépensé », affirme-t-elle encore, martelant que l’association est directement impliquée dans le terrorisme, l’islam politique et le salafisme. « La commission d’enquête a demandé un listing des associations ayant bénéficié de financements de la part de la présidence de la République, de celle du gouvernement et des ministères durant les années 2012, 2013 et 2014 », déclare encore Leila Chettaoui.
Revenant, par la suite, sur Syphax Airlines, la députée rappelle que la société doit honorer une dette de 200 millions de dinars, dont la moitié revient à l’État. Elle affirme, d’autre part, que le premier avion de la compagnie appartenait à Sakhr Matri, gendre de l’ancien président de la République tunisienne Zine Abidine Ben Ali. Syphax Airlines, selon la députée, a racheté cet avion à l’État après avoir contracté un crédit de 12 millions de dinars auprès de la Banque Nationale Agricole. « Comment se fait-il qu’une banque publique accorde un crédit à une société privée pour que cette dernière achète un avion appartenant à l’État », s’interroge-t-elle.

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