Malgré le refus du président Essebsi, hier au Caire Jhinaoui classe le Hezbollah « organisation terroriste »

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La semaine dernière, lors d’une réunionà Tunis des ministres de l’Intérieur arabes, le ministre tunisien de l’Intérieur avalise une décision classant le Hezbollah « organisation terroriste ».
La Société civile réagit avec vigueur, déclarant que le Hezbollah lutte tous les jours — précisément contre le terrorisme — et que c’est une position calquée sur celle d’Israël qu’ont prise les ministres de l’Intérieur arabes.
Sur la scène politique, L‘UGTT, le parti Joumhouri, la Kotla El 7ora et bien d’autres mouvements et partis ont réagi de façon vigoureuse contre cette décision, ce qui avait entraîné Khemaïs Jhinaoui, le ministre des Affaires Etrangères, à rétorquer de façon particulièrement maladroite que c’était une « déclaration et non une décision ». Le président de la République Béji Caïd Essebsi a vigoureusement réagi et a demandé au ministre des AE de revenir sur la position tunisienne – sans ambiguïté -.
D’ailleurs, à partir du Liban Hassen Narsrallah en personne avait rendu hommage au président Essebsi, à l’Etat, aux partis politiques et au peuple tunisien pour sa réaction digne et juste.
Or hier, vendredi 11 mars 2016, le ministre tunisien des Affaires Etrangères, Khemais Jhinaoui, lors d’une réunion de la Ligue Arabe, au Caire, réitère la position initiale du classement du Hezbollah comme « organisation terroriste ».
La question qui se pose désormais est celle de la position du Président de la République qui est, selon la Constitution, le véritable décideur en matière de politique étrangère.
Une lecture des plus simples des faits montre qu’il y a eu une ignorance, par le ministre des Affaires Etrangère, des directives présidentielles en la matière.
Cafouillage diplomatique? Violente réaction des monarques du Golfe suite au refus de Béji Caïd Essebsi qui aurait décidé de revenir sur sa parole?
Où se situe la souveraineté tunisienne dans tout cela?
Nous attendons les réactions des partis et organisations qui, la semaine dernière, avaient levé leurs boucliers.
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