Les autorités s’opposent au blocage des applications Viber et Skype

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Le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des TIC a affirmé que l’opérateur de la téléphonie mobile en Tunisie ne peut en aucun cas interrompre la fourniture du service de télécommunication sans y avoir été, préalablement autorisé par l’instance nationale des télécommunications.

De ce fait, l’autorité de tutelle tient à préciser que les opérateurs des services publics des télécommunications sont tenus à respecter le principe de neutralité du réseau Internet sans intervenir pour bloquer ou réduire les contenus, apprend-on d’une source digne de foi.

Le département appelle également les opérateurs des services de communication à respecter la loi en vigueur et à se référer à l’Instance nationale des télécommunications qui constitue une structure de régulation indépendante.

Des  informations  ont été relayées par certains médias et réseaux sociaux sur une éventuelle suppression par les opérateurs de télécommunication des applications de communications vocales (Viber et Skype).

Cette décision avait suscité une vaque de polémique parmi les usagers de la téléphonie mobile mais aussi parmi la société civile.

L’Organisation de défense du consommateur (ODC) avait annoncé qu’elle rejette la décision des opérateurs de téléphonie d’arrêter l’utilisation des applications Internet Skype et Viber pour en faire des services payants et non plus gratuits comme c’était toujours le cas.

Elle estimait que cette mesure est illégale et non autorisée par l’Instance nationale de régulation des télécommunications qui est la seule habilitée à édicter de pareilles mesures.

L’ODC avait affirmé qu’elle usera de tous les moyens légaux pour empêcher l’application de cette décision qui est de nature à « porter atteinte aux intérêts des utilisateurs de la téléphonie mobile

Il y a quelques jours, les trois opérateurs de la téléphonie mobile en Tunisie avaient pris la décision de bloquer ou de facturer les systèmes de téléphonie par Internet.

 Pour les opérateurs, les usagers n’auraient "aucune autorisation pour utiliser ces applications" qui consommeraient énormément de bande passante sans dépenser de l’argent. Une mesure drastique qui n’est pas du goût de la société civile notamment de l’organisation de défense de consommateurs qui dénonce une grave atteinte à la liberté de communiquer".

                                                                               S.M

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