La course vers Carthage via Facebook; Slim Riahi champion ?

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En Tunisie, avec une population de 11 millions d'habitants, plus du tiers est sur Facebook, soit 4,6 millions d’utilisateurs.75 % de ces derniers sont en effet des jeunes âgés entre 18 et 34ans ce qui représente une large frange de l’électorat potentiel dans le pays.

Facebook est donc un terrain de chasse immense pour les candidats pour la magistrature suprême.  La plupart de ceux-ci se sont lancés, dans leur course vers Carthage via ce site à fin de mener des campagnes éléctorales éléctroniques, tout en s’inspirent de la campagne d’Obama de 2008.


Nombreuses sont ainsi les techniques utilisées : des pages officielles qui comptent des milliers de fans, des profils qui comptent des milliers d’abonnés, desvidéos, «hashtags», statuts, des albums photos de candidats dans différentes postures, des publicités, des communiqués et informations diverses sont instantanément postés d'une manière quotidienne.

C’est comme cela que la bataille de la communication politique sur Facebook commence à prendre forme en Tunisie. 

En effet, les candidats ont bien compris l'influence de la panoplie des techniques que propose ce réseau numérique. Pour en tirer profit, ils n'ont pas hésité à se doter d’équipes qui assurent quotidiennement et de manière réactive et assidue la gestion de leurs pages.


Une mayonnaise qui commence à prendre
Il suffit de faire un petit tour sur les pages Facebook pour mesurer l’intérêt croissant qu’accordent  les candidats à ce  réseau : des dizaines de pages ont été créées afin de soutenir la candidature de Mustapha Kamel Nabli à titre d’exemple et sont de l’ordre de40 pages


Plus généralement, les  avantages pour une campagne sur Facebook semblent être nombreux, ce réseau peut augmenter la visibilité d’un candidat en quelques secondes et à un coût optimal .


Les jeunes ne regardent plus fréquement les émissions et débats politiques sur la télévision, en réponse à ce comportement et pour se rapprocher de cette population jeune, les candidats enregistrent leurs discours et les diffusent sur leurs pages officielles. 

Aussi, comme les jeunes sont très peu intéressés par les meetings et les rassemblements nécessitant un déplacement, les candidats se saisissent peu à peu des possibilités qu’offre Facebook  en menant leur campagne sur le réseau.

Le but est ainsi de favoriser plus de proximité et surtout de ne pas négliger une tranche d’âge très connectée et exposée aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.


En outre, en tenant compte des mentions : j’aime et publications, nous constatons que le candidat Slim Riahi, reste le plus présent sur le réseau avec261, 240  fans à la date du 25 septembre 2014. Il est suivi de près par la page officielle de Moncef Marzouki. Celle-ci regroupe 250,755 fans.


Il importe de mentionner que parallèlement aux candidats plus ou moins actifs sur Facebook, d’autres ont des pages désertes, figées et sous-alimentées. 

H.B.H

 

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