MAGHREB

Libye

La voie des armes

 

Bien que des milices aient accepté de se retirer hors de Tripoli, dont 3000 militaires assurent désormais la sécurité, la Libye ne cesse de s’enliser peu à peu dans l’insécurité, et le chaos. Des citoyens se trouvent contraints de se munir d’armes pour se protéger. Ainsi, Souad Soltane, membre du Conseil général libyen s’est dotée d’une grenade pour faire face à  d’éventuels dangers.

 

D’autres refusent de restituer leurs armes puisque, partout dans de nombreuses villes encore, les milices exhibent des arsenaux guerriers impressionnants, dont des missiles anti-aériens. Mais aussi, et selon le quotidien algérien Achourouk, Al-Qaïda disposerait d’artillerie lourde à l’instar de missiles Scud à longue portée et des missiles Grad. 

Les affrontements armés survenus à Tripoli ont certes, envenimé la situation, seulement les enlèvements, assassinats et autres violences sont, depuis la chute du régime, le pain quotidien des Libyens et de tous ceux qui résident en Libye. 

Il y a peu encore, une jeune Algérienne de 30 ans a été retrouvée morte.  Samedi dernier, le professeur universitaire irakien, Khaled Hamid Haydar, a été porté disparu dans la ville de Derna. Le même jour dans cette même ville, a été assassiné un ancien agent des services de sécurité de Kadhafi. Il avait succombé sur-le-champ à des tirs d’armes automatiques en plein centre-ville. 

 

 

Maroc-USA

Une visite réussie

 

La visite du roi Mohamed VI à Washington semble avoir été fructueuse, notamment avec la position américaine à propos de l’épineux sujet du Sahara. Le Maroc est en effet un allié solide en cette période pendant laquelle la région du Maghreb connaît maintes menaces de sécurité. Plusieurs sujets ont été évoqués entre le monarque marocain et le président américain, notamment la sécurité et le terrorisme. Arguments sur lesquels s’est appuyé le roi Mohamed VI pour plaider la cause du Sahara occidental.

 

Mohamed VI, arrivé le 19 novembre à Washington, a été reçu le 22 dans le bureau ovale où il a eu un entretien de deux heures avec le président américain Barack Obama. 

Lutte contre le terrorisme, immigration, conflit israélo-palestinien, Moyen-Orient, développement économique des pays d’Afrique, coopération, Droits de l’Homme, libertés publiques et tolérance religieuse, ont été les principaux sujets évoqués entre les deux chefs d’États. Concernant le Sahara occidental, le monarque a expliqué au président Obama que le Polisario, « proche de l’AQMI », constitue une menace terroriste et il a longuement défendu le plan d’autonomie présenté par son pays. Un plan appuyé par le président américain dans un communiqué de presse publié par la suite et dans lequel Barak Obama s’engage à soutenir les efforts afin de trouver une solution pacifique et durable au dossier du Sahara occidental. Le président juge le plan marocain sérieux, réaliste et crédible. Il serait d’après lui une solution pouvant répondre aux attentes de la population du Sahara occidental. 

Le Maroc, qui jusque-là a été critiqué en matière de Droits de l’Homme à cause du Sahara, a été félicité par le chef d’État américain à propos des «Droits de l’Homme, des libertés, de la bonne gouvernance et du développement constaté dans les domaines de l’économie, du social, de l’emploi, de l’habitat, du tourisme, de la santé, de l’éducation et des infrastructures de base». Il a également souligné l’importance du rôle joué par le Maroc dans le conflit israélo-palestinien et la lutte contre le terrorisme, ainsi que dans les crises du Mali, de la Syrie et de la Côte-d’Ivoire. 

 

Présientielles en Algérie

Un nouveau prétendant

 

Ahmed Bentibour, nouveau candidat aux présidentielles algériennes 

Après l’annonce faite par l’écrivain Yasmina Khadhra de son intention de se présenter aux élections présidentielles et la décision prise par le FLN de renouveler la candidature du président actuel Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Benbitour, ancien Premier ministre algérien  convoiterait la magistrature suprême. 

Installé en Suisse après avoir été ministre du Trésor dans les années 90, Ahmed Benbitour mène campagne sur les réseaux sociaux. Âgé de 49 ans, expert en stratégies financières du développement économique, il a également été ministre du Trésor, ministre de l’Énergie et ministre des Finances. Il jouit de plusieurs atouts lui permettant de nourrir des ambitions présidentielles. Mais ses chances sont-elles réelles en Algérie, pays où, comme il le dit lui-même dans son ouvrage Radioscopie de la gouvernance algérienne, corruption  et cooptation politique sont intimement liées ? Dans son programme, il se propose de les juguler une fois au pouvoir. Il propose également de retravailler la stratégie énergétique, d’optimiser la croissance et de promouvoir les compétences algériennes. 

Benbitour devrait néanmoins être parrainé par 600 élus locaux ou nationaux ou par 60.000 citoyens issus de 25 gouvernorats pour que son dossier de candidature soit valide. 

 

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