La Libye n’est pas un État en «faillite»

Ali Zeidan

La Libye post-Kadhafi peine à se reconstruire. En dépit de la crise qu’a connue le pays après le règne de l’ex-dirigeant Muammar Kadhafi, tué par les rebelles en octobre 2011, le pays n’est pas actuellement en «faillite», assure le Premier ministre libyen, Ali Zeidan. Désormais, l’un des créneaux susceptibles de promouvoir le secteur économique du pays : le tourisme. Mise au point.

 

Le Premier ministre libyen s’est entretenu jeudi dernier à New York avec le Secrétaire d’État américain John Kerry, et ce, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, selon Radio Libye. Les deux parties ont discuté des problèmes que connaît la Libye actuellement. Décision : les consultations vont se poursuivre en vue de trouver des solutions aux défis auxquels la Libye fait face dans cette période critique de transition.

Décidément déterminée, la Libye veut avancer. «Le monde extérieur croit que la Libye est en train d’échouer, mais le pays a été détruit par Kadhafi pendant 42 ans et par une année entière de guerre civile. C’est pourquoi nous sommes en train d’essayer de la reconstruire», avait assuré derechef, Ali Zeidan, lors d’une interview accordée à CNN.

 

La Libye pour tous !

De son côté, la coalition des forces politiques libyennes, qui, avec ses 39 sièges représente le plus grand groupe parlementaire du pays, veut réunir les acteurs politiques autour d’un même objectif «La Libye pour tous». En outre, cette coalition a décidé de démarrer son initiative de dialogue national qui va être lancé à partir du 23 octobre prochain, date de l’anniversaire de la libération du pays des mains de «l’ancien dictateur», sous le slogan «la Libye pour tous, la participation, base de légalité», avait annoncé lors d’un point de presse tenu à Tripoli le 24 septembre, un membre de la haute autorité de la coalition, Safwan al-Maysouri.

Selon Le Maghreb émergent, «rien n’a changé» dans la sphère politique depuis  le départ de la coalition dirigée par Ahmed Gibril, il y a deux mois et les défis liés à la construction d’un État sont toujours «les mêmes». Ainsi, «Ce dialogue national sera l’occasion de se pencher sur le déchirement de la nation tout en menant un dialogue apaisé destiné à la résolution de tous les problèmes», assure la même source.

 

Une  Libye touristique

Les pays ayant été secoués par le vent du «printemps arabe» veulent renouer le lien avec leurs anciens «touristes fidèles» et attirer un bon nombre de touristes potentiels. La Libye en est un exemple. Le pays s’intéresse actuellement au créneau touristique pour faire avancer l’économie du pays. «Après la révolution, la Libye veut séduire les touristes», titre en gros l’Agence Reuters qui souligne qu’à la 35e édition du Salon international du tourisme tenu à Paris, Porte de Versailles, du 24 au 27 septembre, le stand de la Libye avait «tout le mérite d’attirer les visiteurs». Le stand veut attirer beaucoup l’attention sur les sites archéologiques du pays et incite les gens à visiter les palais de Kadhafi. L’enthousiasme est justifié : Le Guide du Routard précise que le pays n’a accueilli qu’un millier de touristes l’année dernière.

La relance du tourisme est désormais dans le projet de la reconstruction de la Libye. Sauf que le pays est toujours en proie à des tentatives d’immigration clandestine. Ainsi, sur la longueur estimée à 2.500 kilomètres de la frontière  sud de la Libye, «chaque jour, ce sont plus de 600 immigrants clandestins qui pénètrent sur le territoire» avait affirmé récemment un commandant militaire dans la région de Murzuq, nous apprend le Libya Herald.

Chaïmae Bouazzaoui

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