Abou Zeid est bien mort !

Abou Zeïd, le chef d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) est bel et bien décédé. La confirmation est arrivée par voie de communiqué transmis par l’organisation terroriste à l’Agence Nouakchott information (ANI). 

 

Dans un communiqué envoyé le 16 juin à l’Agence Nouakchott information (ANI) et intitulé «Condoléances et félicitations», Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) confirme une nouvelle annoncée il y a bien longtemps : l’Algérien Abou Zeïd, l’un des chefs de l’organisation terroriste, a été tué lors des combats dans le nord du Mali. Selon le communiqué, Abou Zeïd et le Mauritanien Mohamed Lemine Ould El-Hassen dit Abdallah Ac-Chinguitty sont « morts sur le champ de bataille en défendant la « Oumma » et la charia islamiques ». Toujours selon AQMI, d’autres djihadistes ont été tués au cours des affrontements qui ont causé d’«importantes pertes dans les rangs de l’ennemi». Ni le lieu, ni la date n’ont été  précisés dans le communiqué. 

 

Fin du suspense 

«C’est la première fois qu’Aqmi évoque officiellement dans un communiqué la mort d’Abou Zeïd», a indiqué à l’AFP le directeur de l’ANI, Mohamed Mahmoud Ould Abou Al-Maali. Pourtant, la nouvelle circulait depuis longtemps… Début mars, le président (tchadien) Déby déclarait que les forces tchadiennes avaient tué Abou Zeïd au cours d’une offensive menée fin février contre les djihadistes repliés au nord-est du Mali.  L’annonce fut confirmée trois semaines plus tard par l’Elysée. « Cette disparition de l’un des principaux chefs d’Aqmi marque une étape importante dans la lutte contre le terrorisme au Sahel », indiquait alors la présidence française selon qui, l’homme avait été tué « lors des combats menés dans l’Adrar des Ifoghas, un massif montagneux de l’extrême nord-est du Mali ». De son côté, Al Qaida Au Maghreb Islamique (AQMI) n’avait pas réagi. Toutefois, en mai, après le double attentat à Agadez et Arlit (Niger), Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe dissident «Les signataires par le sang» baptisait l’attaque « Abou Zeïd ». La confirmation de la disparition de l’Algérien était indirectement faite. 

 

L’organisation étêtée 

L’organisation vient de perdre deux « poids lourds »… Abou Zeïd, de la Katiba Tarek Ibn Zeyad, était considéré comme l’un des chefs les plus radicaux d’Aqmi. Abdallah Chinguitty était porte-parole de l’organisation jusqu’à sa désignation en novembre 2012 comme chef de la katiba (unité combattante) «Al-Fourghan ». Le Mauritanien était considéré comme « l’idéologue religieux» de l’organisation. Bien que sérieusement touchée, l’organisation a conclu son communiqué par des menaces. Elle a mis en garde la France contre la poursuite de «ses réjouissances pour la mort» de responsables djihadistes, présageant de  «conséquences sans tarder».

A.T

 

Maroc

La webosphère en deuil

Karim Jazouani est décédé à Casablanca, dans la nuit du 10 au 11 juin, des suites d’une rupture d’anévrisme. Il était  l’un des pionniers au Maroc en matière de développement de l’internet. Chroniqueur radio, entrepreneur et consultant-web, il meurt à 35 ans laissant une communauté du web triste et orpheline de l’une de ses grandes figures.

 

La nouvelle a rapidement fait le tour de la Toile : le petit génie marocain du web vient de décéder « emporté dans la fleur de l’âge dans la nuit de lundi à mardi ». Rapidement, les réactions de la webosphère en état de choc se sont succédé.  Une page Facebook en son hommage et un hashtag #twittomaendeuil sont créés. Les messages de condoléances et les commentaires affluent rapidement. « Tu étais pour tout le web marocain un modèle de vie et surtout un exemple à suivre. La tristesse de tes amis ne fait que témoigner que tu étais le meilleur d’entre nous », peut-on lire sur la page FB qui en l’espace de trois jours a regroupé une communauté de plus de 2.500 personnes. 

 

Un homme hors du commun

Au-delà de son parcours professionnel, Karim Jazouani était aimé pour ses « qualités humaines ». Le geek aux multiples casquettes était connu pour sa passion du net et son envie de la partager avec les Marocains. Tout débute en France où Karim Jazouani suit des études en management international et ventes à l’Université du Havre avant de se spécialiser dans les métiers du e-commerce et e-Marketing. Le jeune homme se fait rapidement remarqué. Il occupe ensuite différents postes dans des entreprises du secteur où il acquiert une solide réputation d’expert. Le grand public le découvre à l’occasion de son passage sur Atlantic Radio. Il y anime pendant près d’une année « Le meilleur du Net », une chronique dédiée au web et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Celui que l’on surnomme désormais « le geek Marocain» se fait connaitre en étant le premier Marocain à gérer les activités de Yahoo au Maghreb… au terme d’un lobbying intense. En effet, dès décembre 2011, la firme américaine s’installe au Maroc et est suivie dans la foulée par  d’autres poids lourds comme Dailymotion, Google et Viadeo. Karim Jazouani ne s’arrête pas là…En 2012, il lance « son bébé » TheNexties.com, un magazine de l’innovation en ligne 100% marocain dans lequel blogueurs, e-journalistes ou simples internautes sont invités à donner leur opinion. De fait, il est aisé alors de comprendre le sentiment de la communauté web…

A.T

 

Brèves

Le chiffre

Selon le quotidien marocain l’économiste, « près de 2.000 ouvriers meurent chaque année sur les chantiers marocains ». Le chiffre serait, en partie, expliqué par « l’absence d’une réglementation claire sur la sécurité au travail ». Le 12 juin dernier, quatre ouvriers ont perdu la vie sur le chantier d’un hôtel en construction à Fès, pendant qu’ « ils déposaient des canalisations ». « L’absence de normes de sécurité bien claires dans le secteur explique notamment ces incidents », a déclaré un expert au quotidien. Selon l’Economiste, si le secteur emploie près d’1 million de personnes. 70% d’entre elles ne bénéficient pas d’une assurance.

 

Saccage

Les locaux de l’hebdomadaire Biladi à Nouakchott ont été récemment saccagés par des inconnus. « Les auteurs ont défoncé la porte des locaux et éparpillé plusieurs documents retrouvés à l’intérieur, sans rien emporter avec eux », a déclaré une source au site Al Akhbar. Dirigé par Moussa Ould Hamed, l’hebdomadaire a récemment attiré l’attention des autorités. Il a notamment pris la défense du milliardaire mauritanien Ould Bouamatou dans le conflit l’opposant au Président Abdel Aziz.

 

Libye

Un officier blessé 

« Abdallah al-Chaafi a été blessé par balles lors d’une tentative d’assassinat à Benghazi mais ses jours ne sont pas en danger », a annoncé l’état-major libyen de l’armée sur sa page Facebook. Selon l’AFP, l’officier de l’armée libyenne, «porte-parole de la chambre d’opérations mixte à Benghazi» a «été blessé par une balle au pied».»Un des assaillants a été tué et un autre blessé», a déclaré une source à l’agence française. La Chambre d’opérations mixte à Benghazi a été récemment formée par les ministères de la Défense et de l’Intérieur pour tenter de rétablir l’ordre dans la ville et mettre un terme au règne des milices.

 

Restitution

« L’Afrique du Sud a accepté de restituer des fonds et des avoirs réclamés par le gouvernement libyen qui cherche à récupérer la fortune placée à l’étranger par le colonel Mouammar Kadhafi avant sa chute en 2011 »… C’est du moins ce qu’a annoncé Pravin Gordhan, le ministère sud-africain des Finances. Il se serait mis d’accord avec une délégation libyenne pour que « le rapatriement des fonds et avoirs libyens depuis l’Afrique du Sud se fasse conformément aux protocoles de l’ONU ». Selon la presse sud-africaine, la somme estimée à plus d’un milliard de dollars en argent liquide, or et diamants serait dispersée dans de nombreuses institutions financières.

 

Algérie

Décès 

Le chanteur de raï algérien Cheb Akil est décédé des suites de ses blessures à l’âge de 30 ans. Il avait été victime d’un  accident de voiture le 14 juin dans la région  de Tanger-Tétouan (nord du Maroc). Il  était accompagné de son épouse. Enceinte, elle a été admise  à l’hôpital de Tanger. De son vrai nom Akil Abdelbaker, cheb Akil était aussi compositeur et claviériste. Remarqué jeune, il connaît le succès en 1995 avec le titre  « Tahasdou oula T’ghirou »,  vendu à plus d’un million d’exemplaires. Il devient rapidement l’un des chanteurs de raï les plus célèbres. 

 

A l’étude

« Le ministère des Affaires religieuses et des wakfs étudie la création d’une institution « officielle » de la fatwa en Algérie », a indiqué le ministre Bouabdallah Ghlamallah après avoir été interpellé par un membre du Conseil de la nation sur les « fatwas parallèles en l’absence d’une institution officielle de la fatwa ». Ce projet attend sa concrétisation, a-t-il même précisé avant de condamner toute institution « parallèle ». 

 

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