Etat et société civile, difficile équation

«Une société civile contrepoids, capable d’être une force de proposition et d’initiative»…Telle est l’aspiration de la Ligue. En 2011, la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution avait, dans un décret portant sur les associations prévu un certain nombre de dispositions, à l’époque qualifiées de «positives» par les acteurs de la société civile. Le décret permettait d’abord toutes les associations d’évaluer  le travail du gouvernement. Il était également prévu que l’Etat soutienne financièrement la société civile. Or, explique-t-on du côté de la Ligue, «nous n’avons pas bénéficié des moyens de l’Etat, ni dans la loi de finances, ni dans la loi de finances complémentaires». Le problème ne se résume pas à une question de moyens. Le dialogue est également de «rare est occasionnel». Et les exemples sont multiples. La LTDH n’a quasiment pas été appelée  dans les commissions. Dans le même temps, les députés d’Ennahdha de la commission d’ «enquête sur les événements du 09 avril» ont émis de fortes réserves sur le témoignage de la LTDH, le considérant comme étant «politisé, et non fiable». Prenant acte de cette position, la LTDH a déjà prévenu que le dialogue sera biaisé et ne cache pas son pessimisme sur les évènements à venir, dont «le dialogue attendu à l’Assemblée nationale constituante avec la société civile les 14 et 15 septembre 2012».

 

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