Vous avez dit justice ? Le rapport conjoint de l’ACAT, Liberté et Equité, l’organisation contre la torture en Tunisie a posé la question à l’occasion de la Journée mondiale contre la torture célébrée le 26 juin à Tunis.
Le rapport général pointe les problèmes d’un système de torture qui continue même après la révolution.
Pour les rapporteurs, la raison de la continuité de pratiques tortionnaires en Tunisie est due à deux phénomènes : la force de l’habitude et l’impunité généralisée.
Dans le cadre des manifestations, les forces de l’ordre recourent souvent excessivement à la force, et la torture est encore exercée dans les prisons.
Les trois associations ont ainsi mis en place 39 recommandations pour prévenir les « actes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dans lesquelles elles appellent à améliorer les conditions de garde-à-vue et de détention et accélérer le processus de réforme de la justice.