Chahed promet une enquête sérieuse sur la torture dans les centres de détention

Par - 16 Fév 2017

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Dans une déclaration accordée à la chaîne allemande Deutsche Welle, le chef du gouvernement d’union nationale Youssef Chahed, en visite officielle de 2 jours en Allemagne, s’est engagé à ordonner l’ouverture d’une enquête minutieuse sur le dernier rapport de l’organisation Amnesty International dans lequel, la fondation, a montré que les actes de torture se poursuivent dans les centres de détention tunisiens. Il a dans ce contexte affirmé que la justice tunisienne n’épargnera aucun effort en vue de sanctionner toute personne qui s’avère responsable de torture des détenus.
Youssef Chahed,  a dans ce contexte rappelé que la situation s’est beaucoup améliorée en Tunisie ces dernières années, soit depuis la révolution du 14 janvier, indiquant que les représentants de l’organisation Amnesty International sont désormais les bienvenus en Tunisie, ce qui n’était pas le cas sous le règne de Ben Ali.
« Je voulais signaler que les représentants de cette organisation étaient interdits d’accès en Tunisie avant le 14 janvier 2011. Les unités sécuritaires les arrêtaient dés qu’ils mettaient les pieds sur le territoire national. Ce qui prouve qu’ils jouissent aujourd’hui d’une marge de liberté sans limites. »a-t-il lancé.
Youssef Chahed a par ailleurs indiqué que le ministre de l’intérieur Hedi Majdoub donnera les précisions dans le cadre d’une séance d’audition qui devrait avoir lieu au cours de la semaine prochaine à l’Assemblée des Représentants du Peuple. Il a ajouté que les victimes de torture dans les centres de détention, ayant livré leurs témoignages à l’organisation Amnesty International, avaient été arrêtés la veille des événements terroristes ayant frappé la ville de Sousse au mois de juin 2015. « Nous nous engageons à ouvrir une enquête. Nous allons sanctionner toutes les personnes qui s’avèreront impliquées dans cette affaire. » a-t-il indiqué. Et d’ajouter « toutes les structures nécessaires de lutte contre la torture existent en Tunisie. Ce rapport ne passera pas inaperçu et nous allons régler cette affaire ».

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